Un délai de deux à trois mois est nécessaire pour avoir un bon aperçu du résultat, en sachant que l’aspect définitif ne sera obtenu qu’après six mois à un an.

Les vraies complications sont rares à la suite d’une rhinoplastie réalisée dans les règles.

En pratique, l’immense majorité des interventions se passent sans aucun problème et les patients sont pleinement satisfaits de leur résultat.

LES IMPERFECTIONS DE RÉSULTAT

Elles peuvent résulter d’un malentendu concernant les buts à atteindre ou survenir du fait de phénomènes cicatriciels inhabituels ou de réactions tissulaires inattendues telles qu’un mauvais redrapage spontané de la peau ou une fibrose rétractile.

Ces petites imperfections, si elles sont mal supportées, pourront éventuellement être corrigées par une retouche chirurgicale, en général plus simple que l’intervention initiale tant au point de vue technique que des suites opératoires.

Une telle retouche ne peut toutefois pas être réalisée avant plusieurs mois afin d’agir sur des tissus stabilisés et ayant atteint une bonne maturation cicatricielle.

LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES

Une rhinoplastie, bien réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique des risques liés à tout acte médical, aussi minime soit-il.

Heureusement, les vraies complications sont rares à la suite d’une rhinoplastie réalisée dans les règles. En pratique, l’immense majorité des interventions se passent sans aucun problème et les patients sont entièrement satisfaits du résultat.

RISQUES IMMÉDIATS

L’oedème et l’hématome de la face sont habituels, plus ou moins importants, et vont persister plusieurs jours.

Le patient peut présenter un larmoiement lié à l’irritation des voies lacrymales. Celui-ci sera passager.

Un trouble temporaire de la sensibilité des dents de la mâchoire supérieure est possible.

Dans les suites immédiates de l’intervention, un saignement est possible.

Toute douleur ou fièvre peut témoigner d’un processus infectieux local, qui sera contrôlé par votre chirurgien.
À l’ablation du plâtre ou de l’attelle, on peut constater une petite érosion cutanée qui cicatrisera spontanément.

RISQUES SECONDAIRES

Des troubles de sensibilité au niveau de votre nez peuvent persister pendant quelques semaines.

Une perforation séquellaire de votre cloison est possible. Elle sera parfois cause de sifflements, et lors de la respiration, de formation de croûtes, de petites hémorragies.

La persistance d’une obstruction nasale peut être due à des adhérences, ou brides cicatricielles endo-nasales, ou à l’importance de la déformation initiale du cartilage.

Dans de très rares cas, les incisives de la mâchoire supérieure peuvent rester insensibles.

Le risque de mauvaise cicatrisation cutanée est bien connue sur peau noire (cicatrice hypertrophique). Nous n’avons pas connaissance de ce risque sur le nez (ce qui ne l’exclut pas). Il est par contre plus fréquent sur l’oreille (en cas de prélèvement).

Enfin, si les résultats morphologiques sont le plus souvent satisfaisants, dans quelques cas, la déformation du nez peut persister ou récidiver après intervention. Ceci est dû, le plus souvent, à une déformation initiale complexe.

COMPLICATIONS GRAVES ET/OU EXCEPTIONNELLES

Tout acte médical, investigation, exploration, intervention sur le corps humain, même conduit dans des conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et de la réglementation en vigueur, recèle un risque de complication.

Dans de très rares cas, on peut observer une nécrose, c’est-à-dire une mortification de la peau, augmentant les délais de cicatrisation et laissant une cicatrice inesthétique.
Une complication infectieuse grave, à type de méningite ou d’abcès par fuite du liquide céphalo-rachidien est très exceptionnelle, de même que les troubles de l’odorat.
Les complications ophtalmologiques, telles que les troubles de la vue ou l’atteinte de la voie lacrymale, sont extrêmement rares.
Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas.